Troubles du comportement alimentaire

Les troubles du comportement alimentaires (TCA) regroupent l’anorexie, la boulimie, l’hyperphagie et les compulsions alimentaires. Ils concernent plus particulièrement les jeunes femmes mais plusieurs formes existent et touchent une large population. Ils peuvent être associés à des états dépressifs ou encore des troubles de la personnalité. Le risque suicidaire doit être pris au sérieux, au même titre que la mortalité par dénutrition.

Pourquoi la nourriture et pas autre chose ? Manger est la première chose que nous faisons à la naissance. Lorsqu’un nourrisson se trouve dans une situation déplaisante, il se manifeste pour obtenir le sein et l’affection de sa mère. La façon dont nous avons vécu cet échange fusionnel marquera profondément notre relation à la nourriture. Le trouble alimentaire est un médiateur, c’est à dire qu’a travers lui l’inconscient exprime des affects qui ne trouvent pas à se dire autrement.

Les TCA au carrefour de nombreux facteurs
• Familiaux : éducation reçue, communication, place dans la famille, existence de conflits ou non-dits, relation fusionnelle ou déficitaire avec un parent.
• Sociaux : importance excessive de l’apparence, de la compétition, manque d’alternatives pour exprimer sa créativité et sa différence.
• Personnels : confiance en soi, estime de soi, importance du regard de l’autre, hypersensibilité, besoin accru de donner un sens à la vie
• Biologiques : déséquilibre des neurotransmetteurs (molécules régulant notamment l’humeur et l’appétit), perturbation de l’écosystème intestinal (présence de certaines bactéries, d’intolérances alimentaires…)
• Des évènements déclencheurs qui, sur un terrain psychologique favorable, peuvent décider de l’apparition du trouble : rupture relationnelle, échec professionnel, scolaire ou sentimental, crise d’adolescence, éloignement familial, changement d’environnement mal vécu…

Reconnaître rapidement pour agir aussitôt

L’anorexie mentale n’est pas une perte d’appétit mais le résultat d’un combat intérieur pour résister à la faim. Ce combat mobilise toute l’énergie psychique de la personne, avec pour corolaire une forte peur de prendre du poids et une image corporelle profondément altérée. Elle peut se manifester sous sa forme restrictive, c’est-à-dire que la personne ne mange presque rien, ou sous sa forme purgative, où elle vomit tout repas ou apport de nourriture jugé excessif.

La boulimie se définit par la survenue d’épisodes d’ingestion, compulsive et irrépressible, de quantité importante de nourriture, qui ne répond pas à une faim réelle. Les épisodes sont suivis de vomissements ou d’autres conduites compensatoires. La boulimie entre dans le cadre des addictions.

L’hyperphagie correspond à une suralimentation permanente. Elle ne se manifeste pas par des crises mais par des apports incessants et inappropriés. La personne ressent généralement le besoin impérieux de se remplir. Dénuée de conduites compensatoires, elle entraîne une prise de poids conséquente.

Les compulsions alimentaires surviennent à des moments précis, pour compenser un stress ou une perturbation émotionnelle. Les aliments utilisés sont souvent les mêmes, choisis et appréciés pour leur effet apaisant.

Approches thérapeutiques conseillées
Thérapie cognitive et comportementale (TCC)
Hypnose clinique
Sophrologie analytique

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