Maladie de Lyme et infections froides

Les infections froides sont des maladies multi-microbiennes qui évoluent sans fièvre. La plus connue actuellement est la maladie de Lyme, causée par la bactérie borrelia et principalement transmise par les tiques. Non soignée à temps, ou soignée de manière inadéquate, la maladie peut s’installer durablement et provoquer des symptômes chroniques. De par l’affinité de la bactérie pour les tissus musculaires et nerveux, les symptômes les plus courants sont des douleurs et une fatigue intense.

D’autres microbes (Bartonella, Rickettsia, Chlamidia, Babesia, Anaplasma, Francisella, Brucella…) peuvent causer des infections froides. Le caractère intracellulaire de la plupart de ces microbes les rends difficiles à détecter par les examens biologiques classiques. De plus, le nombre impressionnant de symptômes possibles, susceptibles de correspondre à des maladies très différentes (nombreux diagnostics différentiels) rend le diagnostic délicat.

Pourtant, l’expérience montre que le plus urgent n’est pas de savoir à tout prix exactement quelles bactéries ou parasites vous ont infecté. Comme disait Antoine Béchamp, le microbe n’est rien, le terrain est tout. La plupart du temps, les personnes atteintes d’infections froides ont un système immunitaire qui ne réagit plus (immunodépression), un état inflammatoire général et un microbiote intestinal profondément déséquilibré.

On ne doit pas se cantonner à une stratégie « contre » les parasites, il est indispensable d’adopter aussi une stratégie « pour » renforcer et rééduquer les systèmes biologiques qui dysfonctionnent. Les parasites sont des opportunistes qui exploitent des conditions qui leurs sont favorables. Le travail de la médecine nutritionnelle et fonctionnelle devient ici majeur. Il doit être strictement adapté au profil de chaque malade.

Un accompagnement complet :
Nutrithérapie (avec biologie nutritionnelle et fonctionnelle)
Entéropsychologie (travail sur l’axe intestin-cerveau)
Naturopathie générale
• Et si nécessaire psychothérapie cognitivo-comportementale

L’accompagnement est possible pour les personnes qui reçoivent déjà un traitement médical (antibiotiques, antifongiques, antiparasitaires…)

Faute d’un diagnostic clair et d’examens parlants, on vous aura peut-être répondu que « c’est dans la tête ». Ce qui arrive hélas lorsqu’un praticien ne veut pas admettre que votre cas lui échappe. Bien entendu, si on laisse la maladie s’installer, il y aura des dégâts psychologiques. D’une part à cause de la désocialisation qu’elle entraîne, d’autre part parce que l’infection peut provoquer des dysfonctionnements puis des lésions neurologiques.

Il n’est pas toujours facile de faire le tri entre le psychologique et le biologique. Nous savons qu’une infection non soignée peut provoquer des troubles psychiques. Mais une personne déjà dépressive qui contracte une maladie infectieuse peut voir sa dépression s’aggraver, sans que le psychiatre ne soit informé de l’infection. Par ailleurs, les personnes déjà psychologiquement fragilisées sont plus vulnérables face aux infections froides. Un état de stress chronique diminue notre immunité et nos capacités à nous défendre face aux microbes opportunistes.

Enfin, vous pouvez être porteur sain, c’est-à-dire héberger un de ces microbes sans être malade, sans même avoir aucun symptôme. Mais un jour, un évènement (choc psychologique, opération chirurgicale…) peut abaisser fortement vos défenses immunitaires et faire apparaître la maladie.

Le corps, l’esprit et l’environnement sont étroitement imbriqués. Dans l’histoire de la personne, chaque information est précieuse et peut orienter la stratégie thérapeutique. Raison pour laquelle le praticien doit consacrer beaucoup de temps au malade, notamment lors de la première consultation.

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