Entéropsychologie

Entre notre cerveau et notre ventre, c’est toute une histoire. Cette histoire peut être belle ou tumultueuse. Elle peut parfois tourner au cauchemar. Qui n’a jamais eu mal au ventre lors d’un stress ou d’une émotion trop intense ? Nous savons depuis longtemps que le cerveau (plus particulièrement les aires impliquées dans la gestion des émotions) est relié à l’intestin par le nerf vague. Puis, au début de ce siècle, nous avons découvert que l’intestin lui-même jouait un rôle majeur dans l’activité nerveuse, ce qui lui vaudra l’appellation de « second cerveau ». Plus récemment encore, l’étude du microbiote nous montre qu’il existe des échanges incessants et extrêmement importants entre le « haut » et le « bas ».

A savoir
  • Certaines bactéries intestinales sont capables d’influencer notre humeur, notre vie hormonale, notre comportement et même nos relations sociales.
  • Un stress psychologique chronique, des émotions mal gérées, peuvent déséquilibrer durablement le microbiote, favoriser l’installation de bactéries opportunistes et nous rendre plus vulnérable aux maladies.
  • La pratique régulière de la méditation, de la relaxation ou d’une activité physique adaptée, favorise au contraire l’implantation de bonnes bactéries.
  • Un microbiote déséquilibré contribue à la prise de poids et aux maladies métaboliques. Certaines bactéries anormalement présentes peuvent influencer notre comportement alimentaire. Les aliments que nous consommons compulsivement accentuent le déséquilibre du microbiote.

Vous pouvez souffrir psychologiquement à cause de difficultés relationnelles ou existentielles. Biologiquement, cela va se traduire par un fonctionnement différent du tractus digestif. A la longue, votre intestin n’héberge plus tout à fait les mêmes bactéries. Or, ce sont ces bactéries qui sont chargées de produire une bonne partie des neurotransmetteurs et des hormones qui régulent votre susceptibilité au stress, vos cycles biologiques et votre sommeil. Vos troubles psychiques s’aggravent. Le déséquilibre intestinal aussi. Comment traiter la personne prise dans ce cercle vicieux ? Comment faire le tri entre causes, conséquences et facteurs ? Par quoi commencer ?

Proposons de nouveaux paradigmes

Le microbiote est la base du vivant. Il est donc impliqué dans toutes les maladies.
Impliqué ne veut pas dire nécessairement à l’origine, mais il intervient à un moment ou l’autre et devra donc toujours être pris en compte dans la stratégie thérapeutique.

La séparation entre le corps et l’esprit n’a pas lieu d’être.
Toute maladie, quelle que soit sa nature, fait intervenir la dimension psychologique et la dimension biologique, parfois davantage l’une que l’autre, parfois à part égale.

L’accompagnement inclut :
  • La médecine nutritionnelle et fonctionnelle, qui permet de s’assurer du fonctionnement des cellules, d’avoir une estimation de la composition du microbiote, et plus largement de dresser un état de l’ensemble des fonctions biologiques en vue de les corriger ou de les optimiser.
  • Des techniques de psychothérapie brève (cognitivo-comportementales ou analytiques) pour résoudre d’éventuels conflits psychiques responsables de somatisations, et pour retrouver une vie relationnelle plus harmonieuse.
  • Un réglage alimentaire pour connaître les aliments et les modes de consommation qui prennent soin de l’intestin et du cerveau, tout en se faisant plaisir.
  • Des techniques de gestion des émotions (sophrologie, hypnose, méditation) pour cesser d’être victime de nos réflexes primaires et à l’inverse les mettre au service de notre santé.