Antibiotiques et maladies intestinales : les probiotiques sont-ils nécessaires ?

L’amoxicilline divise par deux le taux de Bifidobacterium bifidum chez l’enfant

Devons-nous prendre des probiotiques pour éviter la diarrhée et autres désagréments intestinaux souvent associés à la prise d’antibiotiques ? Une récente étude israélienne laisse entendre que non. Plus inquiétant, il y aurait un risque de complications lié à ces compléments. Nos chers probiotiques, presque entrés dans les mœurs, sont-ils bons à jeter aux orties ?

Les antibiotiques, aussi nécessaires qu’ils puissent être dans certains cas, sont une arme à double tranchant. S’ils rapportent les bactéries pathogènes à des proportions normales, ils peuvent également, selon les susceptibilités individuelles, s’attaquer aux bactéries symbiotiques. Plusieurs études ont montré que les antibiotiques à large spectre, prescrits en première intention lors d’infections courantes, réduisent la diversité du microbiote. L’amoxicilline, par exemple, divise par deux le taux de Bifidobacterium bifidum chez l’enfant. Et la perméabilité de la muqueuse est augmentée, avec le risque d’accueillir des bactéries opportunistes (Clostridium, Candida albicans, Klebsiella…)

Les probiotiques sont censés éviter ou limiter ces phénomènes. Il s’agit de bactéries présentées en gélules ou en sachets, sélectionnées pour renforcer le microbiote résident. L’OMS les définit comme des micro-organismes vivants qui, ingérés en quantité suffisante, exercent des effets bénéfiques sur l’hôte. Toutefois, les probiotiques demeurent un coup de pouce transitoire. On ne peut pas leur demander de s’implanter durablement au sein du microbiote résident. En effet, la majeure partie des bactéries symbiotiques étant anaérobies, c’est-à-dire vivant en l’absence d’oxygène, il n’est pas possible de les mettre en gélules. Mais les nouvelles technologies, en particulier en génie génétique, pourraient changer la donne.

Dans le cas des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), la prise de probiotiques allonge la durée des périodes de rémission. Une méta-analyse de 2015 montre la capacité de différents probiotiques (lactobacilles et bifidobactéries) à diminuer la douleur et la sévérité des symptômes chez 1 800 patients adultes atteints d’un syndrome de l’intestin irritable. On observe, en même temps, une diminution des marqueurs biologiques de l’inflammation. Car c’est bien la capacité des probiotiques à influencer le système immunitaire qui intéresse les chercheurs.

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