Osez prendre votre place

reunion_travailJ’entends souvent des voix s’élever, exprimer leur rancœur et déplorer leur impuissance face à un monde du travail et un marché de l’emploi devenus impitoyables. Je sais que beaucoup d’entre vous travaillent à prendre conscience de leur potentiel et y mettent tout leur cœur.

Si vous avez la possibilité de créer vous-même votre vie et que vous n’y parvenez pas, c’est que vous avez abandonné cette possibilité aux mains d’autrui. Vous lui laissez le soin de vous procurer ce qu’il ne peut pas vous procurer, c’est-à-dire ce qui ne concerne que vous. Ce n’est pas en vous indignant, en vous révoltant, en organisant des revendications contre ceux que vous avez fait vos maîtres, que vous obtiendrez une vie plus saine ou plus heureuse.

Si vous ne mettez pas votre énergie psychique à votre service, si vous vous considérez comme une ressource qui n’a de valeur que quand les autres s’en servent, alors ils s’en serviront pour des causes pas toujours honorables, malmenant votre être tout entier, et une fois usé, ne comptez pas sur eux pour vous aider à vous relever, ils vous jetteront comme on jette une bouteille vide. Tant que vous conditionnez votre bonheur au bon vouloir d’autrui, vous n’obtiendrez que ce qu’il veut bien vous concéder, c’est-à-dire ce qui arrange ses affaires du moment. Combien acceptent un emploi sans commune mesure avec leur potentiel, au prétexte qu’il faut bien subvenir à ses besoins ? Or, vous trouver à devoir choisir entre sécurité financière et accomplissement personnel n’est que la conséquence de l’ignorance de votre place dans la vie.

Quelle est votre place dans cette vie ? Quand vous souffrez de votre situation, ce n’est rien d’autre que votre corps qui vous signale un conflit, un désaccord sur l’endroit où vous devriez être. Vous pratiquez déjà la relaxation pour prendre soin de ce corps qui souffre. Cela prouve que vous avez déjà un peu réagi et c’est très positif. Mais allez-vous en rester là ?

Le stress, vous le savez, est un syndrome d’adaptation. Vous ne pouvez pas vous accommoder d’une situation profondément contraire à votre nature. Qu’allez-vous faire ? Vous ne voulez pas prendre la responsabilité de quitter cette situation pour exister tel que vous êtes vraiment, car vous ne vous connaissez pas vraiment et vous avez peur de l’inconnu. Alors vous vous accrochez et vous faites semblant de vous adapter. On ne peut pas éternellement faire semblant, on ne peut pas vivre du mensonge sans en payer le prix.

« Deviendra névrosé quiconque s’efforce d’accomplir les deux choses à la fois : suivre son but individuel et s’adapter à la collectivité. » (Carl-Gustav JUNG)

Tout ce que vous entreprenez, faites-le d’abord pour la joie de le faire et non pas pour obtenir la reconnaissance des autres. Vous pouvez toujours attendre. Notre société devient à ce point tendue parce que tout le monde attend anxieusement après tout le monde. C’est une perte totale d’énergie que s’accrocher à cette illusion. La richesse ne provient pas de ce que nous donnent les autres mais de notre conviction à la mériter. Si vous vivez dans le sentiment du bien-fondé de ce que vous faites, je vous jure que tout l’amour que vous méritez en retour saura trouver son chemin !

Si vous rayonnez du bonheur de ce que vous faites, vous attirerez à vous des gens qui sont en harmonie avec ce que vous faites, et votre besoin de sécurité sera comblé. Les choses les plus simples et les plus fortes se font sans que personne n’ait rien demandé à personne, du moment qu’elles sont faites en conscience et en accord avec soi.

Cette question de l’insertion professionnelle, qui occupe tant les esprits, est un gigantesque malentendu affectif sur la nature de votre action et la provenance de votre rétribution. Quand vous aurez compris qui vous êtes, que vous aurez pris conscience de tout ce que vous pouvez faire, alors vous pourrez vivre pleinement sans attendre après les autres.

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